CHARLES REYMONDON

Religieux Mariste
né en 1924 décédé en 2000


Le prêtre le plus marquant parmi les disciples du Père Fillère, créatif, audacieux, mais aussi le plus contesté.
Etudiant mariste à Lyon, il défend avec fougue les idées-forces du Père Fillère, au milieu de ses condisciples et se retrouve bien seul ! !.
Ordonné en 1950, il est nommé à Dakar comme adjoint du P. Chièze (collaborateur du Père) comme professeur de philosophie puis est chargé de l’Action Catholique Etudiante de ce qui était alors l’AOF.
Il rejoint en 1957 la Chapelle de la paroisse et du lycée français de Barcelone, dans l’Espagne franquiste. Parmi les jeunes franco-catalans, il fonde « aidé de sa Bible, de sa liturgie et de son droit Canon », avec le soutien de Mgr Jubany, une Communauté dynamique et missionnaire, une « cité des jeunes » locale nommée « HACIA LA CIUDAD JOVEN » .
« il faut des institutions pour compenser les risques des méthodes bergsoniennes ou simplement évangéliques ».

Revenu en France en septembre 1963, personnalité « neutre » il essaye 14 ans après le décès du Père Fillère de fédérer ses disciples, désunis, , mais échoue auprès de la Cité des Jeunes de Paris.

A la demande de l’abbé Richard, Directeur du bi-mensuel l’Homme Nouveau il devient le « nègre » de Marcel Clément au Concile Vatican II.

En 1965 avec l’abbé Déjond, il crée la « Fédération Marana Tha » de mouvements engagés dans l’apostolat par la parole publique, la Défense des Persécutés, la « métapolitique ».
Secrétaire Général et éditorialiste de son bulletin : « le Billet de la Semaine » , particulièrement incisif dans cette époque charnière de mai 1968.


En 1967, il favorise la création du « Comité d'Etude pour le 3ème Congrès mondial de l’Apostolat des laïcs » à Rome qui deviendra « Dialogue Apostolique » de Jean Damblans.

En juillet 1969, réduit à l’état laïc, il ne jouera plus son rôle fédérateur initial parmi des anciens de la « Propagande pour l'Unité » mais deviendra un « libre chercheur de Dieu »,et un auteur prolixe que ses lecteurs trouvent parfois génial, parfois impossible à suivre .

Une vie mouvementée, envahie par une passion folle de Jésus-Christ… et l’amour de son prochain, même le plus marginal.
 



BARUCH

« Homme de dialogue »
(nom de plume du journaliste et sociologue Charles REYMONDON)
dans
Combat, Paris Presse, le Quotidien de Médecin, Inter-Presse-Mutation…


En 1969, lors d'un échange courtois, « Descartes et Maurras »,le jeune journaliste Gérard Leclerc analyse la personnalité de Baruch :
« Esprit très libre, il se refuse à tout conformisme » et plus loin : c« son jeu favori : le chat et la souris » ?

De la même manière, Baruch, y répond longuement dans le journal « Combat ». Il se définit comme réaliste :
« je me vante que mes idées sont appuyées par des faits vécus, tirés de 20 ans de dure action et de responsabilité humaine. Philosophiquement je « souffre » d'une grave allergie vis de l’algèbre des concepts (comme son maître Marcellin Fillère ou Marcel Jousse) « à mes yeux le plus grand philosophe est Aristote avec son empirisme et non Platon avec son « ciel des Idées».
Il serait pour Leclerc, « une souris malicieuse qui paraît ici et paraît là », c'est à dire jamais où on l’attend.

Baruch reprend cette idée pour développer une réalité qui lui tient à cœur. : « Je pense qu’on ne peut rien faire bien, ni trouver aucune vérité sans s’amuser, comme l’entendent les enfant : la seule chose sérieuse du monde. Ce sont eux et Dieu qui en cela ont raison et les gens sérieux qui ont tord. »
Il récuse la manie cartésienne, binaire, idéaliste (et totalitaire) d'expliquer les gens par des classements : intégristes / progressistes… et les amalgames.
« je comprend que certains lecteurs aient un pénible effort à faire quand je casse ces catégories, ce n'est pas exprès, c’est simplement que le nez sur les faits, j’oublie que d'autres plaquent d'abord sur eux leurs propres idées. »

Ses œuvre principales sont :

- Le combat pour la Paix
polycopié Cité des Jeunes de Barcelone 1963
- Jeunesse trop nombreuse (procédés d'animation sociale et d'évangélisation pour la foule des jeunes du Tiers Monde), grosse thèse préfacée par le Cardinal Tisserant Rome 1964
-Vatican II au travail, méthodes et documentsavec Luc Richard (fonctionnement d'une assemblée ecclésiale qui recherche le consensus) Préface de Jean Guitton et post-face du pasteur Max Thurian Mame 1965
- Mon péché Confession de théologie socialisteréalisme aristotélicien : Mai 1968 à Paris et à Prague Table Ronde 1969
- Autour du catholicisme de tradition dialogue dans Combat 1969
- Histoire du célibat ecclésiastique dans Paris-Presse 1969
- Religion et révolution dialogue dans Combat 1970
- Biologie et SociétéQuotidien du Médecin 1971…
- Problème de SociétéSociété Ecclésia 1970/71
- Eros et Thanatos 1973
et les brochures de son agence presse : « I.P.M. » sur la biologie, l’histoire médiévale, la sexologie…

maranatha@marcellin-fillere.com

Pere FillèreCheval Blanc