L'Espérance au quotidien
Le Mystère d'Israël : La Promesse

Tout ce qui fait ressortir le lien entre les deux Testaments nous passionne. Or le Cardinal Lustiger vient de faire paraître un ouvrage intitulé « La Promesse ».
(Éditions Parole et Silence, 224 pages, 18 € qui est une méditation sur le mystère d’Israël.

A ce propos une fidèle lectrice nous écrit : « Le Père Fillère m'ayant formée comme appartenant au peuple qui chemine à travers les temps et suivant la loi de Moise accomplie par Jésus, je suis ébahie qu'il faille répéter l'évidence de 1’ Alliance de Dieu et des hommes... ».

D'autre part, dans la Lettre d'Information du 30 novembre 2002, Georges Sauge consacre son éditorial à cette parution ; nous le remercions de nous permettre de le reproduire.



Le Cardinal Archevêque de Paris répondant, ces derniers temps, à l'invitation des plus grandes organisations juives internationales, pour témoigner de l’œuvre du Pape Jean Paul II dans le domaine des relations judéo-chrétiennes, fait part publiquement de ses réflexions. C'est dans un ouvrage "La Promesse", paru ce mois ci, que cette méditation sur le "mystère d'Israël" est publiée.

J'essaierai ici de résumer l'essentiel de ce véritable message à l'adresse des Juifs et des Chrétiens mais aussi à tous les hommes de paix et de bon vouloir Par cet "Éditorial" plein de citations j'invite surtout nos amis à lire "La Promesse , document exceptionnel, afin d'entrer dans l'actualité et la puissance de ce sujet.

Le Cardinal Jean Marie Lustiger en un style simple et élégant, parle aux deux témoins de l'ineffable grandeur de Dieu. Lui même a le privilège de vivre ces deux faces de la grâce divine et goûte ainsi l'apport de la théologie, laquelle délivre des lumières sur l'histoire de l'homme et de son Créateur.

"L'Église apparaît à Jérusalem, après la Pentecôte. Il est impossible qu'elle veuille se substituer à Israël. Elle n'est pas un autre Israël, elle est l'accomplissement même en Israël du dessein de Dieu".

L'église est totalité. Elle est donc l'Église des Juifs comme celle des païens.

Jusqu'à la Pentecôte, les païens n'étaient qu'une masse dispersée ils n'avaient ni peuple, ni Loi, surtout ils étaient vivants mais sans vérité et sans espérance. Seul le peuple d'Israël, par la grâce de Dieu qui choisit ses fils et ses filles, fut et reste le peuple de l'Élection.
"L'Église ne peut subsister comme Église que dans le mystère de la grâce faite à Israël".

Dans ce mystère continue le Cardinal
"les païens doivent reconnaître un don qui leur est fait gratuitement. Réciproquement en découvrant le don fait aux païens, Israël doit reconnaître que ce qu'il a reçu est une grâce et non un dû".

Chacun atteste donc pour l'autre de la gratuité absolue du don de Dieu.
GEORGES SAUGE


Article Cheval Blanc N° 65


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