le Professeur Jean DAMBLANS (1922-2004)

« un chercheur d'infini »

Il est né le 17 septembre à Bois-Colombes (Hauts de Seine) en 1921,
Jean Damblans est un élève brillant.
Grâce aux abbés Mignard, et Gente, jeunes vicaires de sa paroisse de Bois-Colombes, à 16 ans, il découvre et est séduit par la personnalité, la pensée et l’action du Père Fillère.

Jean Damblans est un élève brillant du Lycée Carnot. Ayant le choix, après plusieurs concours réussis, entre Polytechnique et l’Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm à Paris, il choisi cette dernière école et le corps professoral.
Enthousiasmé, ils fondent, en 1938, avec de nombreux jeunes, une Cité des Jeunes, paroissiale, dont fait aussi partie son futur camarade de combat, son frère dans la foi, pour la vie : Georges SAUGE.

En 1949, avec son épouse Armelle, il participe avec d'autres couples, Gilbert-Janine Alt, Bernard-Marcelle Michaud…, puis des célibataires, à la fondation d'une vraie communauté monastique d'apostolat par la parole, avec statuts, vœux, mise en commun des biens…
« la MISSION du Christ-Roi ».
à La Faverie près Beaumont-Pied-de-Bœuf (Sarthe)
Cette initiative avait reçue l’accord tacite du Père Fillère. Quelques temps après la mort de ce dernier, des manœuvres ecclésiastiques entraîneront, la dissolution , de ce type de communautés, trop novateur (reprise plus tard par des « charismatiques »).

Lors du 1er pèlerinage d'après Guerre de la « Propagande pour l'Unité » à Rome , à l’occasion de l’Année sainte 1950, il est reçu en audience semi-privée par Pie XII (Pacelli) à Castel-Gondolfo conduite par l’abbé André Richard (successeur du Père Fillère) et Raymond Cordier (Cité des Jeunes).

Sa première nomination professionnelle comme professeur de Mathématiques le conduit à Châteauroux (Indre), où il va créée une base apostolique … (du « Mouvement pour l'Unité », puis des « Equipes Saint Paul » à partir de 1954)…urbaine et rurale (missions, conférences, dénonciation du communisme :
« Comités de Défense des persécutés » :
Chine, Corée du Nord, Tonkin.. avec des missionnaires survivants.

En 1956 il revient à Paris, de nouveau au Lycée Carnot puis enfin au Lycée Saint-Louis où se déroulera toute sa carrière.

En novembre 1956 (après la répression de Budapest) Il fonde avec Georges Sauge le « Centre d'Etudes Supérieures de Psychologie Sociale », (CESPS).

G Sauge et J. Damblans présenteront lors de nombreuses sessions, conférences et meetings, à travers la France, avec profondeur et passion : le matérialisme dialectique marxiste-léniniste (1) // l’Attente historique de l’Eglise du Christ.

Il participe à la définition de la « Ligne » du CESPS ; à ses options temporelles (2), avec G. Sauge, il fait « l’option socialiste » : (au nouveau Parti Socialiste crée au Congrès d'Epinay en 1991).

il est plusieurs fois candidat à des élections locales,aux options religieuses du CESPS, pour le dialogue avec d'autre courants du catholicisme français.

Jean Damblans sera comme orateur, son brillant second. Après les fameux « 80 kilos », sur le matérialisme, (philosophique et historique), il présente lors de nombreuses sessions à travers la France, avec profondeur et passion :
«La dialectique»…
…hégélienne, de Feuerbach, d'Engels, Marx, Lénine enfin la présentation pédagogique que fit J. Staline des 4 lois de la dialectique marxiste-léniniste.

En 1965, Il coopère au nom du CESPS, à la tentative de « Fédération » Marana Tha de tous les mouvements issus du Père Fillère .

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(1) L'analyse « scientifique », que constitue le matérialisme dialectique, fait découvrir (aux marxistes-léninistes) les 4 LOIS de la dialectique, particulièrement bien présentées par Staline, :
1) Loi d'autodynamisme :
tout change sous l'influence de forces internes qui poussent au changement, donc négation d'une création, impulsion divine.
2) Loi d'interdépendance ou d'action réciproque : tout a une influence sur tout, c'est-à-dire que les changements dépendent les uns des autres.
3) Loi de contradiction interne. : en toute chose il y a une contradiction .
4) Loi du saut qualitatif brusque - la contradiction provoque d'abord de lents changements, peu visibles, jusqu'au moment où brusquement les contradictions mènent à la mort brutale de l'état ancien et à la naissance d'un état radicalement nouveau.

Ici s'ajoute une affirmation qui parait peu scientifique l'état nouveau est supérieur à l'état ancien , voilà l'espoir irrationnel en un progrès inéluctable qui aboutit finalement à une situation pseudo-paradisiaque.
Lénine et Staline ont sacralisé cet espoir, en faisant ainsi un levier puissant de séduction qui a mené dans une impasse tant de militants généreux ... et en même temps fait tant de victimes.
Tel est très résumé le cheminement de la dialectique chez les philosophes depuis deux siècles ; il est plein d'embûches à coté de remarques de bon sens.

C'est pourquoi le rejet pur et simple serait aveuglement. (voir exposé la dialectique : « attitude dialectique devant le paradoxe théologique »)

(2) COMMUN CESPS
Les fondateurs du Centre se sont aventurés sur le terrain difficile et plein d’embûches de la politique ; ils l’ont fait sans peur ni timidité et avec un cœur droit. Ils se sont aventurés dans la politique « avec une certaine désinvolture » : ils l’ont fait avec sérieux et détermination tout en sachant que ce terrain n’est pas premier. L’essentiel est toujours, pour les héritiers du Père Fillère, l’Unité dans le Christ et l’avènement du Royaume de Dieu.
Les options temporelles sont des paris que l’on fait, avec le maximum d’intelligence et de connaissances ; ce ne sont pas des absolus.

Les fondateurs du Centre avaient bénéficié de connaissances théoriques et pratiques, grâce au Père Fillère, sur la psychologie et sur le totalitarisme communiste : ils avaient en particulier bien compris, comme trop peu de chrétiens, les encycliques sur le nazisme et le communiste bolchevik de 1937.de Pie XI (Ratti)°
Ils ont cru de leur devoir d’utiliser ces connaissances pour le bien commun.
Pere FillèreCheval Blanc